Fabrication additiveL'industrialisation des pièces est-elle déjà une réalité ?
L'industrialisation de pièces issues de la fabrication additive métallique est un enjeu majeur pour réduire les coûts et les temps de fabrication, et c'est déjà une réalité. La filière spatiale a démontré ses possibilités et utilise aujourd'hui en conditions réelles des pièces qui ont passé avec succès les tests de qualification, comme la chambre de combustion du propulseur SuperDraco de SpaceX. La
filière aéronautique suit cette tendance avec des pièces plus ou moins critiques en vol.
La tomographie à rayons X reste une méthode très efficace quelle que soit leur forme, à condition de pouvoir traverser la matière et de savoir détecter les défauts les plus critiques.
En phase de développement, elle offre une vision exhaustive et quantifiée de ces défauts et de leur impact sur les propriétés mécaniques en service.Quel tomographe l'IRT Saint-Exupéry utilise-t-il ?
Nous utilisons le microtomographe
RX Solutions EasyTom 230. Il est équipé d'un
détecteur plan de 25 × 20 cm et d'un tube ouvert de 230 kV. Ce tube peut utiliser deux cathodes interchangeables : une cathode en tungstène, pour une résolution spatiale de 4 µm, et une cathode LaB₆, pour une résolution de 2 µm.
Notre choix s'est porté sur cet équipement parce qu'il couvrait l'ensemble de nos besoins. La puissance du tube permet de traverser facilement plus de 30 mm cumulés de titane, avec une bonne détectabilité des défauts. Le grand volume de la cabine permet de travailler aussi bien sur de petites éprouvettes que sur de grandes pièces finales, et facilite l'instrumentation in situ (traction, compression, température, corrosion...).